>> 2 Janvier 2004Un voyage au long cours à travers l'Afrique, l'Australie et l'Océanie << 31 Janvier 2005
 

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Le journal de KapSud aux Fidji
Auteur kapsud
Source KapSud
Publication du 19/01/2005 pour Internet
Modifi� le 28/07/16
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Arrivé à Ceuta

 


Jeudi 5 Août

Nous quittons l'Afrique par avion depuis Johannesburg et arrivons au petit matin à Perth. Il pleut. Ce n'est pas le seul changement. Nous devons passer les douanes et la quarantaine australiennes et c'est pas du tout comme avant. Très rigoureux, très carré, on n'est plus habitué, ça fait tout drôle. On pourrait presque dire que ça manque de charme mais n'exagérons pas !
En ville, nous retrouvons nos repères d'occidentaux bien qu'ici cela soit plutôt à la sauce anglo-saxonne. Nous passons la journée à tenter d'organiser la suite de notre périple. Après plusieurs mois d'hiver, on a vraiment envie de chaleur et de soleil, alors en attendant que Totoy arrive sur le nouveau continent, on s'embarquera pour les îles Fidji et de là on verra la suite. Il nous faut aussi trouver un endroit pour manger et dormir. Sans Totoy, on se retrouve un peu comme un escargot sans sa coquille, ça nous fait bizarre de ne plus avoir notre chez nous, mais ici les logements ne manquent pas et ça nous fait découvrir le monde des backpackers, c'est à dire des routards sac à dos.  

 

Vendredi 6 Août

Nouveau saut de puce en avion, cette fois-ci pour débarquer à Sydney. Formalités et décalage horaire nous font arriver en milieu d'après midi sous le soleil frais printanier. La navette censée nous déposer à notre point de chute, nous fait visiter le centre ville hérissé de buildings, et les faubourgs, aux bâtiments victoriens. Au final, il est bien tard quand on atterrit à notre auberge et la visite de Sydney sera pour une autre fois.  

Le quartier voisin est très vivant. Il y a beaucoup de monde dans la rue principale pour fêter le début du week-end. Les bars et les restaurants, principalement asiatiques, attirent la foule. On en choisit un au hasard et comme tous les australiens, nous allons acheter notre bouteille de vin dans le "bottle store" d'à côté et la ramenons au restaurant. Une coutume sympathique et peu onéreuse qu'il serait bon d'emmener en France. Nous sortons ensuite prendre un verre dans un bar très animé au coin de la rue. Jeunes et moins jeunes sont réunis autour d'une bière et au fur et à mesure que l'heure avance l'ambiance monte. Ca fait plaisir de sortir tranquille. 

 

Samedi 7 - Lundi 9 Août

L'avion est presque complet et quand on arrive à Nadi, certains ont visiblement trop fêté leur départ en vacance. Nous passons les jours suivants à organiser notre séjour. Malheureusement pour nous, c'est plutôt la haute saison avec beaucoup de touristes australiens, néo zélandais. Nous ne pouvons pas partir de suite dans les îles car toutes nos options de logements sont complets et nous devons changer de destination. Nous irons donc sur la côte de corail sur l'île principale. 

En attendant, nous en profitons pour décompresser. David perfectionne son golf dans le parcours champêtre voisin tandis que je dois rester une journée entière devant internet pour cause de transfert de site. Et oui, il y a beaucoup de photos sur www.kapsud.net  et il n'y a plus assez de place pour les prochaines. Je dois changer de formule d'hébergement web pour continuer à faire vivre notre site internet. Des heures passées devant un ordinateur à tout retransférer et à reconstruire le site. Et dire qu'il y en a qui croient que c'est des vacances ! 

 

Mardi 10 - Jeudi 12 Août

Nous partons en bus pour la petite île de Robinson Crusoe que nous atteignons après un court transfert en bateau. Ce n'est pas vraiment ce à quoi on s'attendait et Robinson aurait du mal à trouver un coin tranquille pour s'installer avec Vendredi ! C'est plein de monde qui fait la queue pour aller au lunch. Plusieurs animations sont proposées aux nombreux clients. On se croirait au Club Med avec ses GO sauf que c'est bien plus spartiates comme installations. Finalement, en fin de journée, une bonne partie de l'île se vide. Les gérants ont trouvé un concept qu'ils amortissent à fond : un jour sur deux, les croisiéristes d'un jour débarquent sur l'île pour plusieurs heures. Pauvre Robinson ! Le soir, nous avons droit à l'élection de "Miss travestie" entourés d'un public style "party" d'Ibiza, ce n'est pas vraiment ce qu'on est venu chercher aux Fidji.

 

 

 

Heureusement, il est assez facile de rester à l'écart de cette agitation et l'île recèle des facettes bien sympathiques même si le temps est plutôt moyen. L'exploration à pied ou en kayak est agréable et nous laisse découvrir les beaux paysages de terres vallonnées et vertes de la côte d'en face. Le soir, nous avons droit à une démonstration de danses traditionnelles. L'enthousiasme et le coeur des danseurs ne laissent aucun doute sur leur passion pour cet art, ce qui rend leur performance encore plus impressionnante. 

Nous revenons à Nadi, centre touristique névralgique, pour préparer notre séjour dans l'archipel des Yasawas. A cause de l'affluence, nous sommes obligés de réserver tout notre parcours Ca nous change terriblement de notre voyage africain où tous les matins nous partions sans savoir où nous dormirions le soir ! Au milieu de toute cette foule de voyageurs anglophones, nous avons l'agréable surprise de tomber sur Guillaume et Simone, jeune couple franco-autrichien. Les Fidji ont la réputation d'être la destination du Pacifique la plus abordable pour les budgets des globes-trotters, c'est pourquoi, on retrouve ici autant de gens qui font le tour du monde en sac à dos.

Cela fait bien longtemps qu'on n'a pas parlé français avec des compatriotes et nous passons une très joyeuse soirée à échanger nos expériences respectives et petites anecdotes.

 

Vendredi 13 Août

On embarque avec Guillaume et Simone sur le gros catamaran jaune qui fait la navette dans les îles Yasawa. La mer est forte puis de plus en plus agitée. Le ciel gris est devenu menaçant puis le vent et la pluie se sont levés. Bref si ce n'est pas une tempête, ça y ressemble fortement. La durée de notre trajet  me semble interminable à taper sur la mer et absorber les énormes creux sous le vacarme assourdissant de la coque métallique du bateau qui cogne violemment contre la houle. Beaucoup de monde est malade et, bien qu'épargnée par le mal de mer grâce aux miracle des comprimés, les derniers moments sont un véritable enfer pour moi. C'est avec un soulagement immense, que, quatre heures après notre départ de Nadi, nous embarquons dans une coque de noix pour notre gîte sur la petite île de Nacula. La barrière de récif nous protège de la houle déchaînée et nous nous échouons doucement sur la plage, juste à temps pour éviter les trombes d'eau qui se déversent. Ca commence fort !

 


Nous prenons possession de notre "bure", case traditionnelle des Fidji où nous passons le reste de l'après midi car maintenant la tempête fait rage et moi, je dois me remettre de notre trajet en bateau du matin.
Le soir on trouve un autre couple de jeune français Germain et Clémentine. Il est venu faire son stage de médecine à Suva la capitale des Fidji. Son stage terminé, il a pu mesurer l'écart entre les pratiques médicales dans un pays en voie de développement et un pays comme la France. Une partie acharnée de belote coinchée achève cette soirée sympa.

 

Samedi 14 Août

La tempête est enfin passée et a lavé le ciel de ses nuages. Il fait presque beau. Après avoir exploré à pied, un côté de la côte, nous partons à la pêche dans le très beau site appelé "Blue Lagoon". Nous sommes au beau milieu d'un ensemble d'îles et îlots fréquentés par les bateaux de croisière qui font figure de géants à coté des autres barques fragiles. Le cadre est très beau.

 

 

Nous devons d'abord accoster sur cette plage célèbre pour récupérer des appâts. Notre capitaine nous montre comment chasser les crabes. Simple. Il suffit de le repérer sous le sable et de creuser plus vite qu'il ne s'enfonce et de le coincer. Le passage de la théorie à la pratique n'est pas bien brillant. Alors que le capitaine a déjà attrapé 2 individus, nous en sommes encore à nous demander à quel signe on reconnait qu'un crabe est enfoui sous le sable. Munis de notre précieuse moisson, nous retournons à la croisée des différentes passes, là où le courant garantit la nourriture pour les poissons et donc le butin pour les pêcheurs. Armés d'une simple ligne à la main, le capitaine nous fait la démonstration du lancer et pêche 2 poissons quasiment coup sur coup. David fait la tentative à son tour mais sans succès. Nous ne saurons pas si c'est le changement d'appât (on a remplacé le crabe par du poisson) ou l'adresse du pêcheur qui est en cause. Bien sûr nous optons pour la première option pour justifier notre retour bredouille.

Au gîte, c'est la soirée "lovo" qui commence. Nécessitant plusieurs heures de préparation, c'est le repas des grandes occasions. La nourriture emballée dans des feuilles de bananiers, cuit dans un four creusé dans la terre, tapissé de pierres brûlantes, et recouvert de terre. C'est aussi l'occasion de s'initier au rituel du kava qui régit la vie des clans dans les sociétés mélanésiennes du Pacifique. C'est une boisson fabriquée à partir de la racine d'une plante réduite en poudre. Outre l'importance dans les liens sociaux des tribus, cette boisson a des effets relaxants et apaisants sans effet secondaire important bien qu'il y ait polémique scientifique sur ce sujet. Une fois le protocole respecté, nous pouvons goûter le mystérieux breuvage. Il faut le boire d'une seule traite et vite après, je sens ma langue qui s'engourdit, les lèvres qui picotent légèrement et une douce fatigue m'envahit. Apparemment j'y suis plutôt sensible car David, pour sa part, ne sent rien de particulier. On nous propose une autre coupe. Je m'en tiens là, le goût terreux immonde et la texture étrange du liquide me dissuadent facilement. Ce n'est pas le cas de nos hôtes masculins qui passent la soirée à régulièrement s'enfiler une rasade de kava !

 

Dimanche 15 Août

Le soleil rayonne de toute sa force. Cette fois-ci nous partons découvrir l'autre côté. Une longue promenade le long des plages de sable et de roches nous fait enfin découvrir les beautés paradisiaques des Fidji.

 

 

Les eaux cristallines, les plages de sable blanc, le soleil et les cocotiers alternant avec la mangrove, tout y est pour nous plonger dans le mythe des îles du sud bien que nous n'avons pas encore trouvé le lagon turquoise.

 

 

Les eaux sont cependant magnifiques, nous offrant des dégradés incroyables de bleus sous un ciel pur, seuls au monde.

 

 

Mais il est déjà l'heure de partir. Nous rembarquons sur notre gros catamaran jaune. C'est une navette touristique bien sûr, mais qui a aussi un rôle vital dans l'approvisionnement de ces îles éloignées. C'est toujours un spectacle coloré et amusant d'assister à l'appareillage du gros bateau par les nombreuses petites barques des îles voisines.

 

 

Cette fois-ci, la météo est agréable et nous restons sur le pont à admirer les îles montagneuses, couvertes de végétation luxuriante avant d'arriver à notre nouvelle destination. Matacalewu, veut dire longue plage et on comprend de suite pourquoi en arrivant : une longue plage blanche, incurvée, bordée de cocotiers nous attend. 

 

 

Nous cédons sans mal à la cérémonie de " l'afternoon tea" dans le petit village voisin composé de quelques familles vivant très simplement sur cette île.

 

Lundi 16 - Mardi 17 Août

Notre pension de famille est plus spartiate que la précédente mais tout aussi agréable grâce à la bonne humeur constante de nos hôtes. Les fidjiens sont très cools, vraiment pas stressés, toujours souriants avec une jolie fleur d'hibiscus ou de frangipanier coincé derrière l'orreille. Tout le temps en train de chantonner et souvent en train de se faire des blagues, ils prennent la vie du bon côté et leur bonne humeur est communicative. On se laisse aussi facilement gagner par le "fidji time" qui est justement l'absence de temps c'est à dire apprécier le temps qui passe sans regarder l'heure. On s'y convertit plutôt facilement même si on a des progrès à faire !

Farniente, pêche, promenades, repas, départs et arrivées de visiteurs rythment nos journées. Nous ne sommes pas de grands aquatiques et malgré le soleil, quand il est présent, nous avons du mal à nous mettre à l'eau. Nous admirons la patience des villageois qui pêchent avec des techniques rudimentaires : à l'épervier, à la ligne à la main ou au harpon. Quand le ciel se couvre les couleurs vives disparaissent changeant radicalement la perception des paysages.

 

 

Nous traversons une bonne partie du lagon à pied à marée basse pour embarquer sur la barque qui nous emmène au catamaran. Nous arrivons sur la grande île de Naviti. Du gîte familial nous sommes passé au complexe touristique moyen plus important aux procédures bien rôdées. Nous faisons connaissances avec des néo-zélandais, parmi eux, une vieille dame qui parle un excellent français. Ils nous invitent à se joindre à eux pour aller nager avec les raies mantas demain matin. 

Mercredi 18 Août

C'est le petit matin et la mer est déjà formée. Notre guide réussit à me convaincre d'essayer le tuba alors que je ne sais pas nager et pire, j'ai une forte appréhension de l'eau. Dès le réveil, avec une eau froide et des vaguelettes trop fortes à mon goût, le résultat ne se fait pas attendre : je resterai au sec sur le bateau. Nous sommes une dizaine embarqués sur le petit bateau, à subir la mer houleuse tant bien que mal. Nous arrivons à la passe réputée pour ses raies mantas. Ces raies noires géantes, se laissent emporter par le courant pour se nourrir du krill et plancton puis reviennent à contre courant pour refaire le même circuit. Dans la passe, les vagues sont encore plus heurtées et le courant est très fort. Après une séance de repérage épique, tout le monde se met à l'eau pour suivre le guide, sauf moi bien sûr. Une seule raie est présente mais cela suffit au bonheur des nageurs qui arrivent à se frayer un chemin dans cette agitation frénétique et dans la tourmente des eaux assez tumultueuses. Même vu d'en haut, c'est un spectacle incroyable de voir ce magnifique animal déployer ces nageoires de haut en bas, avec une grâce majestueuse, donnant plus l'impression de voler dans les eaux que de nager. De telles conditions agitées, écourtent l'expérience mais tout le mode est ravi d'avoir rencontré cet animal fabuleux. 

Nous devrions aller visiter un village de l'autre côté de l'île mais la mer est vraiment trop mauvaise. Nous nous rendons dans un village voisin où se déroule un tournoi entre équipes de rugby pour les garçons et basket-ball pour les filles. 

 

          

 

Le public, est installé à l'ombre des toits de palme tressés, tandis que les fervents supporters et supportrices ne quittent pas les sportifs des yeux depuis les limites du terrain. Tout le monde offre un spectacle coloré avec les chemises à fleurs et les robes missionnaires. L'ambiance est incroyable et atteint son paroxysme quand un essai est marqué. Qu'est-ce que ça doit être quand c'est la finale de la coupe du monde. 

 

 

Retour encore pénible en bateau puis lunch réparateur avant de rembarquer sur le gros catamaran pour arriver à Kuata petite île aux reliefs volcaniques spectaculaires. Comme d'habitude, on explore la plage et on assiste à un superbe coucher de soleil. 

 

 

Nous retrouvons un gîte familial à l'ambiance simple et décontracté. Ils gèrent l'affaire tout en gardant leur mode de vie traditionnel. La cuisine est installée dans une grotte avec toute la batterie d'ustensiles éparpillée un peu partout. Le soir, les hommes de la famille déroulent une natte un peu à l'écart, s'assoient en tailleur et s'adonnent au rituel du Kava jusque tard dans la nuit. 

 

Jeudi 19 Août

Nous prenons encore une fois le bateau pour l'île de Waya où se déroule un tournoi de rugby entre grands, de la plus haute importance si on en croie le personnel du gîte. C'est encore un rendez-vous haut en couleurs avec les fidjiens avec le rugby élevé au rang de religion, pas moins. 

 

 

 

Le spectacle est autant sous les toits de palme ou dans les cuisines à ciel ouvert que sur le terrain. Quelques cérémonies dont le sens nous échappent se déroulent dans les clans des spectateurs et toujours le kava, omniprésent.

 

 

Pour la dernière fois, nous prenons le gros catamaran jaune pour rentrer sur Denaurau et quitter les Yasawa si accueillantes.

 

Vendredi 20 - Mardi 24 Août 

Notre tentative pour rejoindre les îles Tonga ou Samoa reste vaine, nous nous rabattons sur un séjour standing sur la côte de Corail, dans un complexe de haut niveau. Malheureusement, le temps n'est pas de la partie et il pleut la plupart du temps ne nous laissant pas l'occasion de découvrir la région. Nous prenons notre mal en patience, tournant en rond dans l'hotel, bien contents quand même d'être là et pas coincés dans un "bure". Quelques accalmies nous permettent de bénéficier des installations sportives et de nous défouler de notre petite frustration. Le mardi matin, nous hélons un mini-bus sur le bord de la route, pour nous rendre à Suva, la capitale et son parc tropical. 

Nous parvenons à notre logement en évitant la pluie mais celle-ci ne s'avoue pas vaincue et il pleut des cordes pendant des heures et des heures jusque dans la nuit.

 

 

 

Mercredi 25 Août

Le ciel est gris, menaçant mais reste stable. Nous tentons notre chance pour découvrir le parc de Colo-i-Suva. Nous pénétrons dans la forêt tropicale par un petit sentier qui descend puis remonte puis redescend encore dans la forêt. La canopée dense nous masque le ciel, nous sommes immergés dans un océan de verdure. Ruisseaux, cascades, piscines naturelles agrémentent le parcours de ce magnifique parc. L'atmosphère est humide mais heureusement fraiche ce qui rend la ballade agréable. 

 

 

Nous prenons ensuite le bus pour le Nord. Nous avons eu de la chance d'avoir une accalmie pour nous promener car maintenant la pluie tombe drue. Nous nous enfonçons dans les terres montagneuses par la King Road, route spectaculaire qui longe une grande et belle rivière. On a du mal à entrevoir les paysages entre les gouttes de pluie, mais le peu qu'on aperçoit laisser présager de superbes paysages. La rivière marron est entourée de forêts de grands arbres d'un vert très foncé. Certains en fleurs d'un rouge vermillon, donnent une note colorée dans cet ensemble sombre surmonté d'un ciel noir.

 

 

A chaque village dispersé, le bus s'arrête le temps de charger ou de laisser descendre tout le monde qui attend avec un bon paquet de provisions tout en prenant bien sûr le temps de discuter, fidji time ! La route se change en piste de graviers et serpente encore plus dans la montagne. Sur la rivière toujours présente, les villageois se déplacent sur des radeaux de fortune en bambous. 

 

 

Au bout de plusieurs heures de trajet, le chauffeur s'arrête à un croisement et nous fait signe de descendre. Apparemment on est arrivé. On débarque au milieu de rien, il ne nous reste plus qu'à marcher un kilomètre et demi avec nos sacs pour prendre le bateau. Qu'est-ce que Totoy nous manque ! 
Nous arrivons enfin au petit port bien heureux de nous alléger de nos fardeaux. Nous avons tout notre temps pour nous reposer car ils attendent un bus de clients avant de nous emmener sur l'île. En fin d'après midi, nous embarquons enfin sur le bateau qui nous conduit à Nananu-I-Ra. 

Jeudi 26 Août

Après une grasse matinée pour attendre que la pluie passe, nous continuons par une après midi maussade à tourner en rond. Pas de chance avec la météo. Heureusement, une accalmie nous permet d'aller explorer l'autre côté de l'île en grimpant sur l'autre face de la montagne. Les vues sur la côte sont superbes mais auraient quand même mérité plus de soleil

 

 

On longe la crête, bénéficiant de belles vues sur la mer et sur la grande île de Viti Levu ou la baie de Rakiraki, puis on emprunte le sentier des chèvres et des chevaux pour descendre sur un plage déserte et isolée. Pas assez de chaleur pour en profiter mais la ballade valait le coup. 

 

Vendredi 27 Août

Le temps est un peu plus clément que la veille et avant de repartir, on regrimpe la colline pour admirer de nouveau les paysages avec un peu plus de couleurs. 

 

 

Il est déjà temps de reprendre la bateau pour revenir sur la grande île. Une navette nous attend pour nous emmener à Nadi. Ce côté de l'île est complètement différent de ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Très plat, c'est le royaume de la canne à sucre. Des champs de la grande plante sucrière s'étalent partout. C'est la pleine saison du ramassage, tous les moyens sont bons pour transporter la précieuse récolte, charettes, tracteurs et surtout des camions n'arrêtent pas de circuler dans tous les sens rendant le trafic très dense. Dans les champs, les travailleurs sont très affairés et dans beaucoup d'endroits, un petit train circule pour récupérer les chargements dans sa multitude de wagonnets. La communauté indienne ici est fortement implantée.

On arrive assez bousculés à la marina de Denarau pour une fois de plus prendre le bateau. Ce sera un gros catamaran pour nous mener à Mana, petite île de l'archipel des Mamanucas. Pour une fois, nous débarquons sur un ponton, ça change. Mais nous devons marcher sur la plage pour rejoindre notre backpacker, une maison située en plein coeur du village. L'ambiance est très bizarre car une haute clôture sépare le resort de luxe du reste de l'île, voilà pourquoi on a du marché sur la plage. En fait la moitié de l'île appartient à ce complexe de haut rang, avec son propre aérodrome. Par contre les lieux de vie des deux auberges à petit budget sont collées contre cette clôture. Très étrange comme atmosphère. 

 

Samedi 28 Août

Lever tranquille. Le soleil montre enfin le bout de son nez. Nous partons faire le tour de l'île. En chemin, nous rencontrons des gamins fort occupés à pêcher et ramasser des coquillages du moins c'est ce que nous devinons. A l'image des Fidjiens, ils nous saluent d'un grand sourire et se font un plaisir de poser pour la photo avant de repartir comme dans un tourbillon, à leurs occupations bien plus importantes.

 

 

Nous voyons enfin des coraux tout proches de la côte lorsque les rochers descendent dans la mer, des étoiles de mer d'un bleu profond mais pas de petits poissons multicolores. De superbes perspectives s'ouvrent sur les nombreuses autres îles environnantes 

 

 

On trouve même un vrai lagon turquoise. On s'y trempe pour se rafraîchir car le soleil est ardent même avec quelques nuages. 

 

 

L'après midi s'écoule doucement, partagée entre farniente, kayak dans le lagon qui ne nous laisse pas voir de poissons tropicaux et discussion avec des membres de l'équipe nationale de rugby à 7 de Tunisie qui sont en séjour d'entrainement ajoutant enfin une touche méditerranéenne. 

Le soir, toute les enfants assistent à la diffusion à la télé du film Blue Lagoon avec Brooke Shield qui a été tourné dans les Yasawas. C'est un vrai régal de les voir s'extasier, rire et s'inquiéter pour les héros.  

 

Dimanche 29 Août

David part à 5 heures 30 du matin à la pêche avec un pêcheur, son unique et ultime tentative pour attraper un gros poisson. Mais il revient à 9 heures bredouille malgré une superbe touche. Son ami pêcheur en est tout désolé pour lui et n'en revient pas. Mais ça doit être comme le mauvais temps, exceptionnel. Un dernier coup d'oeil sur la jolie île, et nous quittons l'archipel pour rejoindre Nadi et la fin de notre séjour dans les Fidjis.

 

 

 

Lundi 30 Août

Nous nous levons encore très tôt pour prendre l'avion pour Sydney puis Perth. Nous laissons derrière nous les Fidjis, qui nous ont fait découvrir un peuple extrêmement accueillant, souriant, chaleureux, très amateur de danses et de chansons, qui s'est adapté au monde moderne tout en préservant son mode de vie traditionnel et sa culture. Pour les plages de sable blanc et les lagons, il semble que cela sera pour une autre fois. Maintenant, il nous tarde une seule chose : récupérer notre Totoy et partir en vadrouille dans ce vaste continent qu'est l'Australie.


 


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